Accompagner la fin de vie

Une partie de cette activité se propose d’aider au maintien à domicile, entre autre, ainsi que de proposer un protocole pour les proches :

Présences et activités concrètes autour d’une personne malade, en fin de vie, à domicile (ces aspects ne sont pas en participation libre) :  https://assosenourrir.com/encore/

Je suis aussi cocréatrice et intervenante dans une autre association : https://www.phoenix24deuilsdelavie.org/

Ces activités proposent avec ancrage, clarté et douceur de

Libérer la parole et les tabous autour de la mort

Tout comme dans cet accompagnement de fin de vie ou encore dans les cérémonies funéraires.

Cette part de mon activité est une grande nourriture pour ma pratique spirituelle… Entrer avec humilité dans l’intimité la plus profonde de la vie d’un être, à savoir sa finalité et sa façon de l’aborder est toujours puissant et bouleversant.

Dans l’accompagnement que je propose, il n’y a aucun projet, il n’y a pas de volonté de ma part ni de direction à donner, il s’agit tout simplement d’une présence consciente, ancrée, saine, douce, non jugeante, qui ouvre un espace sacré pour que se déploie ce qui doit être.

Cela peut paraître idiot ou puéril, pourtant dans nos sociétés soi disant si évoluées, la maladie, le deuil et la mort demeurent tabou. Majoritairement les gens ne s’y préparent pas et cela dérange et fait peur, c’est moche, ça sent mauvais et ça prend du temps…

Jamais un être humain (je ne vais pas me lancer ici sur la condition animale) ne devrait mourir seul dans un ephad ou chez lui dans une solitude infernale, jamais une personne malade ne devrait agoniser dans la seule considération médiocre des domaines médicaux et scientifiques ; jamais une personne en deuil ne devrait s’entendre dire « il est temps de passer à autre chose maintenant ».

Je suis quelque peu provocatrice à dessein car je parle d’une réalité très souvent vue et déniée derrière tous les protocoles et chartes qu’aiment produire nos structures… Beaucoup de paroles, de décrets, de lois et une réalité concrète bien différente qu’il est nécessaire de ramener sur le devant de la scène. Bien entendu, il y a des personnes parmi les soignants qui sont extraordinaires et investies, et c’est important de le dire sans pour autant nier la dégradation sociale.

Étape par étape quoiqu’il en soit, être présente, donner de l’amour, libérer la parole et accompagner reste simple et accessible.

Pour ma part, il se trouve que la conscience de la mort et de la finalité a toujours fait partie de ma vie, pas toujours simple à vivre certes, mais aussi un réel élément de pratique spirituelle. Il se trouve donc que j’ai été, très jeune en situation de soutien, d’écoute et d’accompagnement ; puis, toujours très jeune, à 21 ans, lors de mon arrivée à Dhagpo, le centre bouddhiste où j’ai vécu de nombreuses années, j’ai suivi une formation qualifiante et structurante à l’accompagnement de la maladie, du deuil et de la fin de vie.

Je suis alors entrée en structure hospitalière pour proposer ces accompagnements et là, trop jeune je pense, j’ai découvert les horreurs de ce genre de lieu et l’abandon inhumain de l’humain justement. Il est très clair, à l’observation de nos sociétés modernes, que la perte de lien et de compréhension de la valeur de nos aînés est un signe de dégénérescence sociale, ce que je n’ai pu que constater depuis presque 30 ans que je pratique ces accompagnements.

C’est pourquoi j’ai toujours continué cet accompagnement de fin de vie qui me tient tant à cœur, en dilettante parfois selon mes activités, pour des proches qui m’avait demandé de faire certaines pratiques au moment de leurs mort, en urgence aussi face aux désarrois de familles lors de morts violente, car j’ai, naturellement, de très bonnes réactions face à l’urgence, puis, ces dernières années, j’ai choisi de recentrer mon activité autour de ces accompagnements principalement.

Offrir cet espace évoqué plus haut, aider l’autre à être simplement en lien avec lui même, permettre aux proches d’êtres connectés en leur offrant aussi un espace sain… Écouter, partager les ressentis si cela est demandé, aider aux réflexions et aux démarches matérielles, explorer les philosophies et les spiritualités ou encore prier, sont quelques uns des aspects proposés dans les accompagnements.

Accompagner ce qui Est, Offrir et partager une présence, Aider à du concret… Sortir du tabou, Libérer la parole, Donner de l’espace et de l’Amour, Aider à appréhender la fin, Accompagner le passage…

Avec Amour

Je propose tout un service autour du funéraire, notamment la préparation et la tenue de cérémonies : https://assosenourrir.wordpress.com/wp-admin/post.php?post=266&action=edit